BAKHARETCHEA

La graphie du nom que Pierre Loti, le 6 aout 1899, a donné à la maison qu’il louait  à Hendaye est très exactement

« Bakharetchea ». Son Journal et le panonceau ovale fixé au pilastre droit du portail d’entrée, souvent photographié, l’attestent. Le 12 aout 1903, Bakharetchea devint la propriété de Julien Viaud, pour vingt ans. On sait maintenant, par un échange épistolaire avec les Barthou, que l’écrivain entreprit des démarches dans l’intention de céder, à sa mort, la maison à ses fils basques. Elles échouèrent. Samuel, son unique fils légitime, en hérita. Il l’a renomma « Bakhar Etchea » afin de la mieux conformer aux usages de l’euskara (la langue basque). Les biographes, en règle générale, le suivirent. Mais depuis 1981, la maison du bord de la Bidassoa est sortie du patrimoine des Pierre Loti-Viaud. Alors, de deux choses l’une, ou bien nous nous en tenons à la lettre ou bien nous privilégions l’esprit : dans un cas nous écrirons, en revenant à la source : « Bakharetchea » ; dans l’autre, en basquisant davantage : « Bakar Etxea« .

Un document qu’il nous a été très aimablement donné de reproduire, écrit de la main de l’écrivain, à la fois nous dit l’état de son esprit en aout 1899 et confirme la graphie que nous préconisons. « Bakharetchea » apparait en ligne 6 avec sa traduction : « Maison solitaire » – en concurrence avec « Maison du jour mourant » (ligne 1) et « Maison de malheur » (ligne 11).

Onze noms pour une "petite maison de pêcheur" - Coll. Pierre Pierre Loti-Viaud

Onze noms pour une « petite maison de pêcheur » – Coll. Pierre Pierre Loti-Viaud